La Salomon SpeedCross 6 GTX reprend l’accroche, le maintien et le caractère très terrain gras de la version standard, puis ajoute une membrane GORE-TEX pour mieux protéger le pied de l’humidité. Ce gain a une contrepartie : la chaussure est plus lourde, plus chaude et généralement plus chère.
Après 600 km avec la SpeedCross 6 standard et environ 200 km avec la GTX, mon choix est désormais clair : je préfère la GTX toute l’année. Elle est un peu plus chaude et son amorti me paraît plus ferme, mais garder les pieds secs sous la pluie et dans les flaques compte davantage pour moi.
Ma note pour la SpeedCross 6 GTX : 9/10. Je la rachèterais sans hésiter pour son imperméabilité, son maintien et son accroche dans la boue. Son amorti plus ferme constitue son principal défaut.
Transparence : cette paire m’a été offerte par un proche, sans obligation de publication ni contrôle sur mon avis. Les photos sont personnelles. Les caractéristiques techniques et les poids annoncés proviennent des fiches officielles Salomon.
| Critère | SpeedCross 6 standard | SpeedCross 6 GTX |
|---|---|---|
| Membrane | Mesh anti-débris | GORE-TEX imperméable |
| Poids annoncé | 298 g | 328 g |
| Drop | 10 mm | 10 mm |
| Crampons | 5 mm | 5 mm |
| Semelle externe | Mud Contagrip | Mud Contagrip |
| Terrain privilégié | Boueux et mixte | Boueux et humide |
| Meilleure période | Toute l’année | Automne et hiver |
| Prix public indicatif | Environ 150 € | Environ 170 € |
Les deux chaussures partagent donc l’essentiel de leur architecture. Le système Quicklace, la semelle intermédiaire EnergyCell+, les crampons de 5 mm et le profil général restent les mêmes. La vraie décision porte sur la membrane GORE-TEX et sur ses conséquences en usage réel.
La version GTX est conçue pour limiter l’entrée de l’eau grâce à sa membrane imperméable et respirante. Pendant mes sorties sous la pluie, dans la boue et à travers les flaques, mes pieds sont restés secs. Cette protection apporte un vrai confort lorsque le terrain est détrempé dès le départ.
Il faut toutefois garder une attente réaliste. Une chaussure basse ne devient pas une botte : si l’eau passe par le col, elle restera plus difficile à évacuer. Pour traverser un ruisseau ou courir longtemps avec de l’eau au-dessus de la cheville, la GTX ne fera pas de miracle.
L’autre contrepartie concerne la chaleur. J’ai trouvé la GTX un peu plus chaude que la standard, sans que cela ne devienne gênant pendant mon test réalisé principalement sous 10 °C. Je reste prêt à accepter cette ventilation réduite, car la protection contre l’humidité est prioritaire dans mon usage.
Salomon annonce 298 g pour la SpeedCross 6 standard et 328 g pour la GTX, soit 30 g supplémentaires par chaussure. Sur une sortie courte et technique, cette différence ne devrait pas transformer complètement les sensations. Le maintien et l’accroche restent beaucoup plus déterminants.
Sur une longue distance, les grammes s’additionnent néanmoins à chaque foulée. La version standard conserve un avantage en légèreté, mais je n’ai pas trouvé les 30 g supplémentaires déterminants pendant mes sorties de 10 à 15 km. L’amorti plus ferme de la GTX m’a davantage marqué que son poids.
Les deux versions utilisent la semelle Mud Contagrip et des crampons de 5 mm. C’est le cœur de la SpeedCross 6. Après 600 km avec la standard, son comportement sur terre meuble reste sa plus grande qualité : elle mord franchement dans la boue et sécurise bien les montées comme les descentes.
La GTX ne doit pas être considérée comme une version offrant davantage d’adhérence que la standard, puisque leur semelle est identique. Son accroche s’est montrée excellente dans la boue. J’ai néanmoins connu quelques glissades sur les rochers lisses et les racines mouillées, où elle reste moins rassurante que dans la terre grasse.
La SpeedCross 6 possède un chaussant précis, avec un excellent verrouillage du talon et du médio-pied. Comme sur la standard, j’ai choisi du 44 alors que je chausse habituellement du 43. La GTX est restée confortable et je n’ai eu ni ampoule ni frottement notable, y compris pendant ma sortie d’environ 15 km.
Les fiches Salomon indiquent une largeur standard pour les deux modèles. Avec mon pied de largeur standard, le chaussant de la GTX m’a paru précis et confortable. Je resterais cependant prudent si vous avez le pied large, car l’avant-pied conserve la forme ajustée caractéristique de la SpeedCross.
Dans les deux cas, essayez la chaussure avec les chaussettes utilisées en trail. Pour un usage hivernal en GTX, prévoyez également l’épaisseur d’une chaussette plus chaude. Les orteils doivent pouvoir bouger sans que le talon ne se soulève dans les montées.
L’amorti de la GTX m’a semblé plus ferme que celui de la standard. La chaussure reste stable et protectrice, mais elle filtre moins les sensations du terrain. Malgré cette fermeté, le confort est resté satisfaisant jusqu’au bout de ma sortie la plus longue d’environ 15 km.
Après environ 200 km, l’usure reste légère. La tige, le système Quicklace et les crampons sont encore en bon état, avec seulement les marques normales d’une utilisation régulière dans la boue. Il est trop tôt pour conclure sur sa durée de vie maximale, mais ce premier bilan est rassurant.
Avantage à la GTX lorsque les projections et l’humidité sont continues. C’est le scénario qui justifie le mieux la membrane : sorties en forêt après plusieurs jours de pluie, chemins agricoles détrempés ou entraînements hivernaux dans l’herbe.
La standard reste la plus logique si vous privilégiez la ventilation et la légèreté. Personnellement, je conserve une préférence pour la GTX même dans ces conditions : la protection contre une averse ou un passage humide compte davantage pour moi que son supplément de chaleur.
La GTX prend l’avantage pour isoler le pied de l’humidité extérieure et conserver davantage de confort dans la neige légère ou fondante. Attention toutefois : sur la glace, les crampons en caoutchouc ne remplacent pas des pointes ou des accessoires spécifiques.
Aucune des deux versions n’est idéale. Lors de mon test de la standard, l’amorti ferme et les crampons marqués rendaient la foulée moins naturelle sur l’asphalte. Une chaussure de trail plus polyvalente sera généralement plus agréable et préservera mieux sa semelle.
Pour mon usage, la SpeedCross 6 GTX est désormais mon premier choix toute l’année. Après environ 200 km, son imperméabilité s’est montrée réellement utile et mes pieds sont restés secs pendant les sorties sous la pluie, dans la boue et à travers les flaques.
Elle est un peu plus chaude, plus lourde sur la fiche technique et surtout plus ferme sous le pied. Aucun de ces compromis ne dépasse cependant le bénéfice de la protection contre l’humidité dans mon cas. Je lui attribue 9/10 et je la rachèterais sans hésiter.
La standard reste un meilleur choix pour les coureurs sensibles à la chaleur ou qui recherchent la version la plus légère. Dans les deux cas, gardez en tête l’ADN de la chaussure : maintien ferme, chaussant ajusté, amorti plutôt dense et excellente traction sur terrain meuble.
Sa membrane limite l’entrée de l’eau à travers la tige, mais l’eau peut toujours passer par le col de la chaussure. Elle convient à la pluie, aux projections et aux terrains détrempés, pas à une immersion prolongée.
Oui, mais son intérêt est plus limité par temps chaud et sec. La version standard sera généralement plus légère et plus agréable lorsque la ventilation devient prioritaire.
Non. Les deux versions utilisent la semelle Mud Contagrip et des crampons de 5 mm. La différence essentielle se situe dans la membrane et non sous la chaussure.
Je chausse habituellement du 43 et j’ai testé la GTX en 44, comme la standard. Cette pointure au-dessus m’a offert un chaussant précis et confortable sans ampoule. Ce choix dépend toutefois de la forme du pied et un essai reste préférable.
Les prix varient selon le coloris, la pointure et les promotions. Comparez bien les versions standard et GORE-TEX avant de commander : leur silhouette est proche, mais seule la GTX intègre la membrane imperméable. Les éventuels liens marchands n’influencent pas le verdict présenté dans cet article.
Vous hésitez encore ? Retrouvez également mon test complet de la Salomon SpeedCross 6 après 600 km et le test de la SpeedCross 5.
Sources techniques consultées : fiches officielles Salomon SpeedCross 6 et SpeedCross 6 GORE-TEX. Les prix sont indicatifs et peuvent évoluer.
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