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Brooks Glycerin 22 : mon avis après 452 km

Test Brooks Glycerin 22 après 452 km : confort, amorti DNA Tuned, stabilité, dynamisme, chaussant, adhérence, usure et profils conseillés.

Mon avis rapide : la Brooks Glycerin 22 est une chaussure de route très confortable, pensée pour protéger les jambes plus que pour donner envie d’accélérer. Son amorti DNA Tuned apporte une vraie douceur au talon, avec une plateforme stable et rassurante. Ce n’est pas la plus vive de sa catégorie, mais pour les footings, la récupération et les longues sorties tranquilles, elle fait très bien son travail.

Je l’ai utilisée sur 452 km, surtout en endurance fondamentale et en sortie longue. Pour mon profil, c’est une chaussure premium de confort : agréable, durable, facile à chausser, mais moins polyvalente qu’une paire plus légère quand l’allure monte.

La Brooks Glycerin 22 mise d’abord sur le confort et la protection, avec un amorti doux mais bien contrôlé.

Fiche rapide de mon test

  • Modèle : Brooks Glycerin 22 Femme, coloris White / Blue / Pink
  • Date de sortie : 2025
  • Prix public indicatif : 165 $ aux États-Unis, souvent autour de 180 € en Europe selon les revendeurs
  • Prix moyen constaté : environ 115 à 140 € selon promotions, tailles et coloris
  • Poids indicatif : environ 255 g en version femme, environ 289 g en version homme selon pointure
  • Drop : 10 mm
  • Type : route, foulée neutre, entraînement quotidien confort
  • Technologies : mousse DNA Tuned, tige en mesh technique, semelle extérieure route
  • Kilométrage du test : 452 km, 40 sorties
  • Pour qui : coureuses et coureurs neutres qui veulent une chaussure très confortable pour footings, récupération et sorties longues
  • Points forts : amorti très confortable, stabilité saine, excellente protection sur longue sortie, finitions sérieuses
  • Points faibles : poids perceptible, dynamisme limité, tige un peu chaude, prix public élevé

La Glycerin 22 utilise la mousse DNA Tuned, avec une sensation plus douce au talon et plus structurée à l’avant. Sur le papier, elle vient se placer au-dessus de la Brooks Ghost 17 dans l’esprit : moins simple, plus moelleuse, plus premium.

Le contexte du test

J’ai couru 452 km avec cette Glycerin 22, sur 40 sorties. La répartition a été assez claire : 64 % de footings faciles, 20 % de sorties longues, 8 % de tempo ou endurance active, et quelques séances plus rapides pour voir ses limites.

Mon profil : 28 ans, 54 kg, foulée neutre, attaque médio-talon, 30 à 45 km par semaine. Je chausse habituellement du 39 en running, et cette Brooks Glycerin 22 en 39 m’a semblé juste à la taille, avec un chaussant enveloppant mais confortable.

Chaussant : confortable, enveloppant, plutôt premium

Le chaussant est l’un des points forts de la Glycerin 22. Le talon est bien rembourré, le médio-pied se verrouille facilement et la languette protège bien le dessus du pied. On sent une chaussure pensée pour le confort répété, pas seulement pour impressionner sur quelques foulées.

Le chaussant est bien rembourré et le laçage se règle facilement, sans point de pression marqué.

Pour un pied standard à plutôt fin, le maintien est très bon. L’avant-pied n’est pas immense, mais je n’ai pas ressenti de compression douloureuse, même au-delà de deux heures. Un pied vraiment large devra essayer, ou chercher une version Wide si elle est disponible.

Amorti : beaucoup de douceur, mais pas mou

L’amorti est clairement la raison d’acheter cette chaussure. La mousse DNA Tuned donne un talon très doux, avec une absorption confortable mais pas instable. Sur les footings faciles, la chaussure filtre les impacts et donne envie de rester à une allure calme.

Sur ma sortie la plus longue, 28,4 km en 2 h 44, le confort est resté solide jusqu’au bout. Je n’ai pas eu de fatigue marquée sous l’avant-pied, ni de sensation de chaussure qui s’écrase trop. La ASICS Gel-Nimbus 27 reste plus moelleuse et plus luxueuse, mais la Glycerin 22 me semble plus stable et plus traditionnelle dans son déroulé.

Dynamisme : correct en endurance, limité pour aller vite

La Glycerin 22 n’est pas molle, mais elle n’est pas nerveuse. Sur 3 x 12 minutes autour de 5 min 10 s/km, elle accompagne bien l’effort. La transition reste fluide, l’avant-pied répond suffisamment, et l’on peut faire de l’endurance active sans avoir l’impression de traîner une chaussure de marche.

En revanche, sur 8 x 500 m autour de 4 min 35 s/km, elle montre vite ses limites. Le poids se sent, la relance manque de tranchant et je préfère largement une ASICS Novablast 6 ou une Nike Pegasus 42 pour les séances où il faut accélérer franchement.

Stabilité et adhérence

La stabilité est très rassurante pour une chaussure aussi amortie. La plateforme reste lisible, le talon ne donne pas l’impression de partir de travers et le médio-pied garde une bonne tenue quand la foulée se dégrade. Même fatiguée, je n’ai jamais eu la sensation d’être perchée.

L’adhérence est bonne sur asphalte sec et correcte sous pluie fine. Je reste prudente sur les bandes peintes, les pavés mouillés et les plaques lisses, mais sur route et chemins stabilisés secs, la semelle fait le travail.

La semelle extérieure est taillée pour la route et les chemins roulants, avec une usure raisonnable après 452 km.

Durabilité après 452 km

Après 452 km, l’état général est bon. La tige claire demande un peu d’entretien, mais je n’ai pas vu de trou, de déchirure ou de déformation inquiétante. Le talon intérieur tient bien et les lacets n’ont pas bougé.

Le talon reste bien rembourré et le maintien arrière ne s’est pas affaissé pendant le test.

La semelle extérieure montre une usure modérée au talon externe et plus légère sous l’avant-pied. L’amorti est un peu moins frais après 400 km, ce qui est normal, mais la protection reste sérieuse. Je la vois encore tenir environ 180 à 250 km selon l’usage.

Comparaisons : Ghost, Cumulus, Nimbus, 1080 et Clifton

Face à la Brooks Ghost 17, la Glycerin 22 est plus douce, plus épaisse et plus premium. La Ghost reste plus simple, plus classique et souvent plus intéressante en prix. Si vous voulez une Brooks sans surprise pour tout faire, la Ghost suffit. Si vous voulez plus de confort, la Glycerin prend l’avantage.

Face à la ASICS Gel-Cumulus 27, la Brooks apporte plus de moelleux et de protection, mais elle est moins polyvalente quand l’allure accélère. La Cumulus garde un côté plus simple et plus facile à emmener au quotidien.

La New Balance 1080v14 est plus souple et plus large sous le pied, tandis que la Glycerin 22 me semble plus tenue au talon. La HOKA Clifton 10 roule davantage vers l’avant ; la Brooks garde une sensation plus traditionnelle, avec un amorti talon très présent.

Pour qui je la recommande

Je recommande la Brooks Glycerin 22 aux coureuses et coureurs neutres qui veulent avant tout du confort : footing facile, récupération, sortie longue, préparation semi ou marathon sans objectif de vitesse agressif. Elle convient très bien si vous cherchez une chaussure rassurante pour courir souvent et préserver les jambes.

Je la recommande moins si vous cherchez une seule paire très polyvalente pour alterner footing, fractionné court et compétition. Dans ce cas, une chaussure plus dynamique sera plus logique. La Glycerin 22 brille quand on lui demande d’accompagner longtemps, pas quand on lui demande de relancer fort.

Verdict

Note : 8,4/10. La Brooks Glycerin 22 est une très bonne chaussure de confort, stable et protectrice. Elle manque de peps pour les séances rapides et son prix public reste élevé, mais pour accumuler les kilomètres faciles, récupérer entre deux séances et courir longtemps sans se faire secouer, elle tient très bien son rôle.

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Publié par
Flo Midoux

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