Test de la Kiprun Kipsummit après 346 km : confort SOFTECH, accroche 4 mm, stabilité, pointure, usure et limites sur terrain technique.
Une chaussure de trail à 89,99 € peut facilement tomber dans deux pièges : être une routière déguisée avec trois crampons, ou devenir une botte raide qui confond protection et punition. La Kiprun Kipsummit évite les deux. Après 346 km, je la vois comme une vraie porte d’entrée vers le trail régulier, suffisamment rassurante pour apprendre et assez sérieuse pour continuer.
Je l’ai testée en forêt, sur des sentiers vallonnés, quelques passages rocheux et plusieurs sorties humides. Elle n’a pas le mordant d’une spécialiste de boue ni la précision d’une chaussure de course. Son talent est ailleurs : elle rend beaucoup de terrains faciles à aborder sans imposer un mode d’emploi.
La Kipsummit est une trail polyvalente, confortable et protectrice pour les sorties de 5 à 42 km. Sa mousse SOFTECH, ses crampons de 4 mm et sa plateforme stable forment un ensemble très cohérent à moins de 90 €. Elle perd de la précision dans le très technique et atteint ses limites dans la boue profonde.
8,3/10
| Prix | 89,99 € |
|---|---|
| Poids | 295 g en 42 |
| Drop | 6 mm |
| Semelle | SOFTECH, crampons 4 mm |
| Test | 346 km |
Le chaussant cale bien le talon et laisse une place correcte à l’avant-pied. J’ai pris ma pointure running habituelle, 40 EU, et je n’ai eu ni frottement ni ongle comprimé dans les descentes.
La mousse SOFTECH est douce à la réception, mais la base ne s’écrase pas sur les appuis latéraux. On sent davantage le terrain qu’avec une maximaliste, juste assez pour placer le pied sans subir chaque pierre.
En sous-bois, sur terre compacte et gravier forestier, la Kipsummit trouve immédiatement son rythme. Les crampons de 4 mm accrochent bien en montée et freinent proprement dans les descentes raisonnables.
Ma sortie la plus longue a atteint 26,4 km. Le confort est resté régulier, avec une mousse plus calme après trois heures mais aucune zone dure sous l’avant-pied. Pour un trail de 20 à 30 km, la protection est suffisante sans rendre la chaussure encombrante.
Dans la boue épaisse, les crampons manquent d’espace pour évacuer rapidement. La semelle tient encore, mais elle n’a pas le mordant d’un dessin plus agressif. Sur roche mouillée, l’adhérence reste correcte sans atteindre le niveau d’un Vibram Megagrip.
La plateforme apporte de la stabilité, mais la chaussure devient moins précise lorsque le sentier se déforme fortement. Pour un terrain alpin très cassant ou une course rapide, je voudrais un maintien plus net.
La tige et le pare-pierres sont intacts. Les crampons centraux se sont arrondis, surtout sous l’avant-pied, mais la traction reste homogène. La mousse a perdu un peu de fraîcheur sans s’affaisser.
Je viserais 550 à 700 km selon le terrain. Les coureurs qui alternent chemins propres et sentiers préserveront davantage la gomme que ceux qui roulent longtemps sur le bitume.
La Kipsummit est plus simple, plus proche du terrain et 50 € moins chère. La Kipsummit Max apporte davantage de rebond, une semelle Vibram et un confort pensé pour l’ultra.
Pour débuter, courir jusqu’au marathon-trail ou pratiquer régulièrement sans viser des heures interminables, je choisirais la Kipsummit. Pour les longues distances et la préservation musculaire, la Max change réellement de catégorie.
La Kipsummit est une trail polyvalente, confortable et protectrice pour les sorties de 5 à 42 km. Sa mousse SOFTECH, ses crampons de 4 mm et sa plateforme stable forment un ensemble très cohérent à moins de 90 €. Elle perd de la précision dans le très technique et atteint ses limites dans la boue profonde. Après 346 km, je la recommande à condition de l’utiliser pour le travail qu’elle sait réellement faire.
Oui. Son comportement prévisible et sa protection permettent d’apprendre le trail sans lutter contre la chaussure.
Oui, si le terrain reste modérément technique et si son confort te convient sur les sorties longues.
Normalement. Prends ta pointure running habituelle.
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bonjour,
faisant de la marche nordique par tout temps et sur chemins de forêt boueux. Ce modèle waterproof de chaussures de trail est il intéressant pour cette activité.
Marche nordique essentiellement.
Salut Patrick !
Merci pour ton commentaire et tes retours en marche nordique — super intéressant de savoir que tu testes ça par tous les temps, même dans la boue forestière.
Pour répondre à ta question : le Kipsummit WP est vraiment fait pour ça !
La version WP (Waterproof) est équipée d'une membrane étanche + tige hydrophobe, ce qui permet de garder les pieds au sec même sous la pluie ou dans la boue. C'est exactement le modèle qu'il faut si tu pratiques ta marche nordique en forêt par tous les temps ! 🌧️
Côté grip, avec les crampons 4mm et la semelle robuste, ça accroche bien sur les sentiers vallonnés et techniques. La mousse Softech assure un confort optimal pour tes longues sorties.
En résumé : si tu as le modèle WP, tu es largement dans le bon choix pour ta pratique !
Bonnes marches en forêt, et fais-moi un petit retour sur ton expérience avec cette activité — ça m'intéresse de voir comment l'expérience évolue avec ce modèle.
À bientôt sur les sentiers !
Cordialement,
L'équipe Running Pirates