Après 312 km avec la Hoka Clifton 10, voici mon avis sur son confort, son amorti, sa stabilité, son dynamisme, son chaussant et son usure.
La Hoka Clifton 10 testée par Laura, dans son coloris bleu turquoise et orange.
Après 312 km courus avec la Hoka Clifton 10, mon avis est assez simple : c’est une chaussure de route très confortable, stable et facile à vivre, parfaite pour accumuler les footings sans traumatiser les jambes. Elle n’est pas faite pour jouer les flibustières du chrono, mais pour rentrer avec les mollets tranquilles.
Cette paire d’occasion était dans un état très propre mais déjà portée au début du test. Les impressions qui suivent portent sur mes 312 km avec elle, pas sur une usure de fin de vie.
La Clifton 10 reste fidèle à l’esprit de la famille : beaucoup d’amorti, un déroulé très doux et une sensation rassurante sur route. Le changement le plus marquant par rapport à mes souvenirs de Clifton 9 vient du drop passé à 8 mm et de la plateforme plus haute, qui rendent la transition plus guidée.
Ma note : 8,4/10. Je la recommande pour les footings faciles, les sorties longues tranquilles, la récupération et même la marche active. Je la déconseille si vous cherchez une chaussure vive pour fractionner, relancer fort ou viser un chrono sur 5 ou 10 km.
| Version testée | Hoka Clifton 10 Femme, largeur standard |
|---|---|
| Coloris | Bleu ciel / turquoise, lacets orange, doublure pêche |
| Terrain | Route, voie verte, chemins stabilisés secs |
| Poids annoncé | Environ 249 g en femme, 278 g en homme |
| Drop | 8 mm |
| Stack indicatif | Environ 42 mm talon / 34 mm avant-pied selon les mesures publiées |
| Prix public constaté | Autour de 150 à 160 EUR selon le marché et les coloris |
| Prix payé | 60 EUR d’occasion |
| Kilométrage personnel | 312 km en 29 sorties |
| Sortie la plus longue | 27,6 km en 2 h 32 |
Hoka présente la Clifton 10 comme une chaussure de route quotidienne, avec une mousse CMEVA, une géométrie MetaRocker et une semelle extérieure en caoutchouc Durabrasion Rubber. Les données de poids et de drop sont cohérentes avec la fiche Hoka et les mesures publiées par plusieurs médias spécialisés, notamment Runner’s World et Good Housekeeping.
J’ai 46 ans, je mesure 1,73 m pour 62 kg et je cours depuis plus de quinze ans. Mon volume moyen pendant ce test tournait autour de 54 km par semaine, avec quatre à cinq sorties. Ma foulée est neutre, avec une légère pronation tardive quand la fatigue arrive.
Je porte du 39 en ville et du 40 en running. J’ai choisi la Clifton 10 en 40, ma pointure habituelle. La longueur est juste, avec environ 10 mm devant le gros orteil. L’avant-pied m’a semblé plus accueillant que sur les anciennes Clifton, sans devenir large.
L’accueil est immédiatement doux. Le mesh enveloppe bien le pied, la languette protège correctement le cou-de-pied et le col apporte cette sensation Hoka très moelleuse autour du talon. Sur les premières sorties, j’ai tout de même senti un léger mouvement au talon droit.
Le problème a disparu avec un nœud de coureur. Depuis, le maintien est fiable, y compris en descente longue. Je conseille donc de tester l’oeillet supplémentaire si vous avez un talon fin ou si vous sentez la chaussure bouger après une heure.
La Clifton 10 filtre très bien les impacts. Sur route dure, elle donne une sensation de coussin dense, régulier et sécurisant. Ce n’est pas un trampoline : la mousse absorbe davantage qu’elle ne renvoie. Pour moi, c’est exactement ce qu’on attend d’une chaussure de récupération.
J’ai particulièrement apprécié la sortie de 11 km faite le lendemain d’une séance de côtes. Les mollets étaient lourds au départ, mais la chaussure m’a permis de garder une foulée propre sans martèlement. Après deux heures, l’avant-pied reste confortable et la protection ne s’effondre pas.
Après 312 km, je sens une légère perte de vivacité, mais pas de vraie baisse de protection. La mousse garde son rôle principal : encaisser, stabiliser et permettre de repartir le lendemain.
Le MetaRocker aide clairement le pied à dérouler. Entre 5 min 10 s et 6 min/km, la Clifton 10 avance avec naturel. Elle ne donne pas l’impression de pousser, mais elle évite de s’écraser dans la mousse.
En revanche, dès que je descends sous 4 min 35 s/km, elle devient moins intéressante. Sur 3 x 10 minutes autour de 4 min 35 s/km, le rythme passait correctement. Sur 8 x 500 m autour de 4 min/km, je l’ai trouvée trop amortie et pas assez nerveuse.
Si vous voulez une paire unique pour courir trois fois par semaine sans séance très rapide, elle peut suffire. Si vous aimez alterner footing, seuil et fractionné, gardez une chaussure plus légère à côté.
La stabilité m’a rassurée. Malgré la hauteur de semelle, la base large garde le pied bien centré. Sur route bombée ou quand ma foulée se tasse en fin de sortie longue, la chaussure reste saine. Elle n’a pas le côté agile d’une Pegasus, mais elle donne confiance.
L’adhérence est bonne sur asphalte sec et très correcte sous pluie fine. J’ai seulement eu une micro-glissade sur une plaque métallique humide. Sur chemin stabilisé sec, aucun souci. Sur terre humide, herbe ou boue, ce n’est clairement pas son terrain.
Sur footing facile, c’est là qu’elle est la meilleure. À 5 min 30 s/km, elle devient presque automatique : amorti doux, transition régulière, pas de bruit excessif et aucune pression sur l’avant-pied.
Sur sortie longue, elle protège très bien jusqu’à 25 ou 28 km. Ma plus longue sortie avec cette paire, 27,6 km, s’est terminée sans ampoule ni douleur. J’ai seulement senti le manque de répondant dans les derniers kilomètres, quand j’ai voulu relancer.
Sur marche quotidienne, elle fonctionne aussi très bien. Je comprends pourquoi beaucoup de tests anglo-saxons insistent sur son confort pour rester longtemps debout. Pour une coureuse, c’est secondaire, mais cela confirme son ADN : confort d’abord.
La paire était déjà portée avant mon achat, mais en très bon état. Après mes 312 km, la tige reste propre, sans trou ni décollement. Le tissu intérieur du talon est légèrement lustré, mais pas percé. Les lacets et la languette n’ont pas bougé.
La semelle extérieure montre une usure légère à modérée au talon externe, un peu plus marquée à droite, et une usure faible sous l’avant-pied. Rien d’anormal. J’estime qu’elle peut encore tenir 350 à 450 km si l’amorti évolue au même rythme.
Par rapport à la Clifton 9, la Clifton 10 me semble plus haute, plus stable au talon et un peu plus accueillante à l’avant. Le revers, c’est une sensation moins naturelle pour les coureurs attachés au drop plus bas des anciennes versions.
La New Balance 1080v14 est plus moelleuse sous l’avant-pied, mais la Clifton déroule mieux et chauffe moins. L’ASICS Nimbus, dans l’esprit, protège encore davantage mais paraît plus massive. La Nike Pegasus 41 reste plus ferme, plus nerveuse et plus adaptée aux séances rapides.
Si vous voulez du rebond, je regarderais plutôt du côté d’une Novablast. Si vous voulez une chaussure calme, confortable et facile pour accumuler les kilomètres, la Clifton 10 est plus cohérente.
Je la recommande aux coureurs neutres qui cherchent une chaussure de route confortable pour les footings, la récupération, les sorties longues faciles et la marche. Elle convient très bien aux débutants qui veulent de la protection, mais aussi aux coureurs expérimentés qui veulent une paire calme dans leur rotation.
Je la recommande moins aux coureurs qui aiment sentir le sol, accélérer souvent ou utiliser une seule chaussure pour tout faire à haute intensité. Elle peut accompagner un marathon confortable, mais je ne la choisirais pas pour optimiser un chrono.
La Hoka Clifton 10 ne cherche pas à impressionner par son dynamisme. Elle réussit autre chose : protéger les jambes, dérouler sans heurt et rendre les footings plus simples. Après 312 km, je la vois comme une excellente chaussure de volume, surtout si on la trouve sous son prix public.
Je la rachèterais à prix réduit ou d’occasion en bon état. À plein tarif, je comparerais avec la 1080v14, la Nimbus et la Novablast selon l’usage. Mais pour courir longtemps sans se battre avec la chaussure, la Clifton 10 fait très bien son travail.
Test Brooks Adrenaline GTS 25 après 438 km : stabilité GuideRails, confort, amorti, usure et… Lire plus
Mon avis sur la Brooks Glycerin Max 2 après 416 km : confort, DNA TUNED,… Lire plus
Test New Balance Fresh Foam X More v6 après 364 km : confort, amorti, stabilité,… Lire plus
Test New Balance Fresh Foam X 880v15 après 472 km : confort, stabilité, amorti Fresh… Lire plus
Guide complet des chaussures de running Decathlon/Kiprun : Jogflow, Kipcore, Kipride, KS900.2, KD900, Kipstorm, carbone.… Lire plus
Test Kiprun Kipcore Gravel après 372 km : confort, accroche route-chemin, stabilité, usure et intérêt… Lire plus
Ce site web accepte les cookies.