Running pirates Les conseils running de l'équipage
Catégories: ChaussuresSaucony

Saucony Ride 18 : mon avis après 463 km de route

Après 463 km avec la Saucony Ride 18, voici mon avis sur son confort, son amorti, son dynamisme, sa stabilité, son adhérence et son usure.

Mon avis rapide : la Saucony Ride 18 est une chaussure de route très saine pour courir souvent. Elle n’a pas le moelleux maximal d’une Nimbus, ni le rebond plus joueur d’une Novablast, mais elle offre un équilibre très agréable : déroulé naturel, stabilité discrète, confort régulier et bonne durabilité.

Je l’ai utilisée sur 463 km, surtout en footing et en sortie longue. Pour moi, c’est une excellente daily trainer pour les coureuses et coureurs neutres qui veulent une paire simple, fiable et facile à sortir plusieurs fois par semaine.

La Saucony Ride 18 testée en version femme, dans un coloris blanc et rose.

Fiche rapide de mon test

  • Modèle : Saucony Ride 18 Femme
  • Date de sortie : 2025
  • Prix public indicatif : environ 145 $ / 130 £, soit autour de 150 € selon les revendeurs européens
  • Prix moyen constaté : environ 95 à 125 € selon les promotions et les coloris
  • Poids indicatif : environ 259 g homme et 228 g femme
  • Drop : 8 mm
  • Type : route, foulée neutre, entraînement quotidien
  • Technologies : mousse PWRRUN+, semelle extérieure XT-900
  • Kilométrage du test : 463 km, 39 sorties
  • Pour qui : coureuses et coureurs neutres qui veulent une chaussure confortable, stable et naturelle pour les kilomètres du quotidien
  • Points forts : confort naturel, stabilité discrète, durabilité, chaussant facile
  • Points faibles : dynamisme limité, avant-pied moins protecteur après deux heures, peu excitante pour les séances rapides

Les données techniques ci-dessus recoupent les mesures publiées par TechRadar et les fiches revendeurs spécialisées. Je les confronte ici à mon ressenti de terrain.

Le contexte du test

J’ai couru 463 km avec cette Ride 18, sur 39 sorties. La répartition a été très classique : 60 % de footings faciles, 23 % de sorties longues, 11 % de tempo ou seuil, et quelques fractions courtes pour voir jusqu’où elle pouvait aller.

Mon profil : 35 ans, 58 kg, foulée neutre, attaque médio-talon, environ 35 à 50 km par semaine. Je chausse du 40 en running et cette Ride 18 taille juste pour moi, avec un talon bien tenu et un avant-pied standard.

Chaussant : simple, bien tenu, facile à régler

Le chaussant ne cherche pas à impressionner, et c’est plutôt une bonne chose. Le pied rentre facilement, le talon reste stable et le médio-pied est bien maintenu sans serrage agressif. Je n’ai pas eu besoin de nœud coureur.

Le laçage se règle facilement et la languette protège correctement le dessus du pied.

À l’avant, l’espace est correct pour un pied standard, mais je ne la qualifierais pas de chaussure large. Après 1 h 45, mon pied gonfle un peu, sans compression douloureuse. Un pied large aura probablement intérêt à essayer avant achat.

Amorti : naturel plus que spectaculaire

La mousse PWRRUN+ donne une sensation intéressante : plus souple et agréable qu’une mousse ferme classique, mais sans effet trampoline. La Ride 18 protège bien sur route et chemins stabilisés, avec un déroulé très naturel.

Sur ma sortie la plus longue, 25,8 km en 2 h 24, le confort est resté bon. La limite vient surtout de l’avant-pied, moins généreux que sur une Nimbus 27 ou une 1080v14 quand la fatigue s’installe. Ce n’est pas inconfortable, simplement moins moelleux.

Dynamisme : correct, mais pas nerveux

La Ride 18 accepte les blocs tempo. J’ai fait 3 x 12 minutes autour de 4 min 58 s/km sans difficulté particulière. Mais elle accompagne plus qu’elle ne relance. Si vous aimez une chaussure qui pousse vers l’avant, la Novablast ou l’Endorphin Speed restent plus vivantes.

Sur 8 x 400 m autour de 4 min 15 s/km, elle fait le travail, mais sans plaisir particulier. Elle est plus à l’aise entre 5 min 25 s/km et 6 min 05 s/km, là où son confort naturel devient vraiment appréciable.

Stabilité et adhérence

La stabilité est l’une de ses qualités discrètes. La plateforme reste saine en endurance, sur route légèrement bombée, en virage large et quand la foulée se dégrade en fin de sortie. Ce n’est pas une chaussure de stabilité, mais elle rassure.

L’adhérence est bonne sur asphalte sec et correcte sous pluie fine. J’ai simplement gardé de la prudence sur les bandes peintes et les dalles lisses. Sur chemins stabilisés, elle passe très bien ; sur terre humide ou herbe, ce n’est plus son terrain.

La semelle extérieure est surtout adaptée à la route et aux chemins roulants.

Durabilité après 463 km

Après 463 km, l’état général est très bon. La tige blanche marque un peu la poussière, mais elle ne présente ni trou ni déformation inquiétante. La semelle extérieure montre une usure modérée, plutôt régulière, avec encore de quoi tenir.

Le talon reste confortable et le maintien arrière ne s’est pas affaissé pendant le test.

Le rebond est un peu moins frais après 400 km, mais le confort reste présent. Je pense pouvoir ajouter 150 à 220 km selon l’usage, avec un remplacement raisonnable autour de 620 à 680 km.

Comparaisons : Ghost, Pegasus, Cumulus et 1080

Face à la Brooks Ghost 17, la Ride 18 me semble un peu plus naturelle dans le déroulé, tandis que la Ghost garde un côté plus classique et plus amorti au talon. Les deux sont d’excellentes chaussures pour accumuler les footings.

Face à la Nike Pegasus 42, la Saucony est plus souple et plus agréable en footing lent. La Pegasus paraît plus ferme et un peu plus nerveuse quand l’allure augmente. La ASICS Gel-Cumulus 27 protège davantage sous l’avant-pied, mais la Ride déroule plus librement.

La New Balance 1080v14 reste plus moelleuse et plus large. La Ride 18 est moins luxueuse, mais aussi moins encombrante. C’est une chaussure de travail quotidien, pas un canapé roulant.

Pour qui je la recommande

Je recommande la Saucony Ride 18 aux coureurs neutres qui veulent une seule paire simple pour courir régulièrement : footing, sortie longue, reprise, préparation semi ou marathon sans objectif très agressif. Elle convient aussi très bien aux coureurs qui n’aiment pas les chaussures trop hautes ou trop molles.

Je la recommande moins si votre priorité est la vitesse, le rebond ou l’amorti maximal. Elle sait tout faire correctement, mais elle ne remplace pas une chaussure de séance. Son vrai charme, c’est sa discrétion : elle disparaît sous le pied et laisse courir.

Verdict

Note : 8/10. La Saucony Ride 18 est une daily trainer honnête, confortable et durable. Elle ne cherche pas à briller, mais elle fait exactement ce qu’on attend d’une bonne chaussure d’entraînement : protéger, stabiliser et accompagner les kilomètres sans histoire.

Partager
Publié par
Flo Midoux

Articles récents

Brooks Adrenaline GTS 25 : la stabilité qui sait se faire oublier

Test Brooks Adrenaline GTS 25 après 438 km : stabilité GuideRails, confort, amorti, usure et… Lire plus

25 juillet 2026

Brooks Glycerin Max 2 : 416 km sous une montagne de mousse

Mon avis sur la Brooks Glycerin Max 2 après 416 km : confort, DNA TUNED,… Lire plus

25 juillet 2026

New Balance Fresh Foam X More v6 : le confort maximal après 364 km

Test New Balance Fresh Foam X More v6 après 364 km : confort, amorti, stabilité,… Lire plus

24 juillet 2026

New Balance 880v15 : mon avis après 472 km

Test New Balance Fresh Foam X 880v15 après 472 km : confort, stabilité, amorti Fresh… Lire plus

23 juillet 2026

Chaussures Decathlon running : le guide complet pour choisir ta Kiprun

Guide complet des chaussures de running Decathlon/Kiprun : Jogflow, Kipcore, Kipride, KS900.2, KD900, Kipstorm, carbone.… Lire plus

22 juillet 2026

Kiprun Kipcore Gravel : mon avis après 372 km

Test Kiprun Kipcore Gravel après 372 km : confort, accroche route-chemin, stabilité, usure et intérêt… Lire plus

21 juillet 2026

Ce site web accepte les cookies.