Après 512 km avec la Mizuno Wave Rider 29, voici mon avis sur son amorti, son confort, sa stabilité, son dynamisme et sa durabilité.
La Mizuno Wave Rider 29 après plus de 500 km.
Après 512,6 km, la Mizuno Wave Rider 29 est devenue l’une de mes chaussures les plus faciles à recommander pour l’entraînement quotidien. Elle conserve la stabilité et la robustesse historiques de la gamme, mais son amorti est désormais plus doux et son déroulé plus naturel. Elle n’est pas faite pour la vitesse pure, mais elle sait accompagner presque toutes mes autres séances.
Ma note : 8,8/10. Je la conseille surtout aux coureurs neutres qui recherchent une chaussure confortable, stable et durable pour les footings et les sorties longues. Son drop de 10 mm et son manque de précision sur les fractions courtes conviendront moins aux adeptes de chaussures basses et très nerveuses.
Je cours généralement quatre à cinq fois par semaine, autour de 52 km hebdomadaires. J’ai utilisé cette paire pendant une préparation semi-marathon, en rotation avec l’ASICS Novablast 5, la Saucony Ride 18 et l’Adidas Boston 12.
La principale évolution vient de la semelle intermédiaire en Mizuno Enerzy NXT. La marque combine une mousse infusée à l’azote sur la partie supérieure avec une seconde couche plus stable. La structure Wave reste présente pour guider le déroulé sans transformer la chaussure en modèle de stabilité corrective.
La fiche officielle Mizuno annonce également deux millimètres supplémentaires sous l’avant-pied et un drop ramené à 10 mm. i-Run mesure environ 261 g en pointure 42. Ce n’est pas une chaussure poids plume, mais elle a perdu le caractère ferme et parfois un peu sec des anciennes Wave Rider.
Pour comparer cette transformation, notre test de la Mizuno Wave Rider 23 montre bien le chemin parcouru par la gamme : la 29 est plus haute, plus souple et nettement mieux protégée à l’avant-pied.
J’ai choisi ma pointure running habituelle, le 43. La longueur est juste, avec environ dix millimètres devant le gros orteil. Mon pied est standard à légèrement large et je dispose d’assez d’espace à l’avant, même après deux heures de course, sans flottement dans les virages.
Je note le confort du chaussant 9/10. Le talon est généreusement rembourré et correctement verrouillé. Il bougeait très légèrement au premier essai, puis un simple ajustement du laçage a suffi. Je n’ai pas eu besoin de nœud de coureur et je n’ai constaté aucune ampoule en plus de 500 km.
La tige en mesh est souple et bien ventilée. Lors d’une sortie de 16 km à 29 °C, le col était un peu chaud, mais le pied respirait correctement. Les lacets sont faciles à régler et le serrage reste stable. Pour un pied vraiment large, je privilégierais néanmoins la version Wide.
À l’enfilage, l’accueil est immédiatement doux, surtout au talon. Lors de ma première sortie de 11 km à 5 min 18 s/km, j’ai apprécié la réception moelleuse et la stabilité, mais la plaque Wave restait légèrement perceptible sous l’avant-pied.
Il m’a fallu environ 20 à 25 km pour obtenir un déroulé totalement naturel. Après ce rodage, l’avant-pied s’est assoupli et la transition est devenue plus fluide. Mon conseil serait donc de ne pas juger cette chaussure sur ses cinq premières minutes.
Je donne 9/10 à l’amorti. Le talon est moelleux, avec une compression progressive, tandis que l’avant-pied reste un peu plus ferme pour conserver une poussée correcte. Le résultat protège efficacement du bitume sans donner l’impression de s’enfoncer dans une mousse incontrôlable.
Sur mes footings entre 5 min 10 s et 5 min 40 s/km, la chaussure est silencieuse, douce et très stable. Elle fonctionne aussi très bien autour de 4 min 50 s/km, mon allure marathon estimée. La transition talon-pointe convient particulièrement à mon attaque légèrement talonnée à médio-pied.
Ma sortie de 28,2 km confirme cette protection. Après deux heures, mes jambes restaient dans un état correct et je n’avais aucun échauffement. Une légère fatigue de l’avant-pied est apparue autour de 25 à 27 km, sans douleur particulière. Pour courir un marathon en privilégiant le confort et la régularité, je la trouve crédible.
Son dynamisme mérite 7,5/10. Lors d’une séance de trois fois douze minutes autour de 4 min 25 s/km, elle a mieux répondu que prévu. La plaque accompagne la poussée et la mousse évite l’effet pataud que l’on pourrait craindre en regardant son volume.
Elle reste cependant moins précise sur les efforts courts. Pendant huit répétitions de 500 mètres autour de 4 min/km, j’ai senti la plateforme travailler sous le pied. Sous 3 min 55 s/km, elle manque de nervosité et de contrôle par rapport à l’Adidas Boston 12.
Son meilleur terrain se situe donc entre le footing facile et l’allure semi-marathon modérée. Ma sortie préférée a été un parcours progressif de 22 km : très douce en endurance, elle conservait assez de répondant sur les cinq derniers kilomètres. Elle est plus polyvalente que les avis qui la cantonnent au footing lent, sans devenir une chaussure de record.
La stabilité obtient 8,5/10. La semelle est haute et souple, mais la structure Wave agit comme un rail discret qui calme les mouvements latéraux. La chaussure reste rassurante lorsque ma foulée se dégrade en fin de sortie et dans les longues descentes.
La gomme X10 mérite 9/10 pour l’adhérence. Je n’ai subi aucune glissade sur bitume, même pendant une sortie de 15 km sous la pluie. Les bandes blanches et les pavés mouillés demandent la prudence habituelle. Sur gravier fin et chemin stabilisé, l’accroche reste fiable ; la boue et l’herbe humide ne sont clairement pas son domaine.
Les virages serrés et les demi-tours rapides révèlent davantage le volume de la plateforme. Elle est moins agile qu’une chaussure basse, mais sa sécurité en ligne droite et sur route vallonnée compense largement dans mon utilisation.
La durabilité est excellente. Le mesh ne présente ni trou ni déchirure, les renforts ne se décollent pas et le tissu intérieur du talon est seulement marqué. Le coloris blanc retient évidemment la poussière, mais cinq nettoyages à la main ont suffi à le conserver correctement.
Le caoutchouc montre une usure faible à modérée au talon et régulière à l’avant-pied. Mon pied droit a légèrement plus marqué la semelle, sans perte d’adhérence notable. La mousse affiche quelques plis cosmétiques, mais aucun affaissement visible.
J’estime la baisse de moelleux et de rebond à 10 ou 15 %. La protection reste solide et j’utilise encore la paire. Si l’évolution continue au même rythme, elle devrait atteindre environ 700 à 800 km. Voilà une chaussure qui sait garder le cap.
L’ASICS Novablast 5 est plus rebondissante et plus ludique. La Wave Rider 29 est plus structurée, plus stable et me rassure davantage sur les sorties longues. Les deux sont confortables, mais leurs sensations diffèrent : l’ASICS privilégie le ressort, la Mizuno le contrôle.
Par rapport à la Nike Pegasus 42, la Mizuno est plus moelleuse et son déroulé me paraît plus fluide. La Nike est un peu plus ferme et précise. Pour une séance rapide, je conserve cependant une préférence nette pour la Boston 12.
Je la recommande aux coureurs neutres, débutants comme confirmés, qui veulent une paire fiable pour accumuler les kilomètres. Elle convient particulièrement aux gabarits intermédiaires recherchant du confort sans sacrifier la stabilité, sur des distances allant de 5 km au marathon.
Je l’éviterais pour la piste, les séances de vitesse pure, le trail technique ou si vous recherchez un drop très bas. Elle peut courir un 5 ou un 10 km, mais ce ne serait pas mon premier choix pour battre un record personnel.
La Wave Rider 29 est devenue moelleuse sans oublier d’être une Mizuno solide et rassurante. Son amorti moderne, sa stabilité et sa durabilité en font une excellente chaussure d’entraînement quotidien. Ses limites apparaissent surtout lorsque les accélérations deviennent très courtes et très rapides.
Je l’ai payée 160 € et je pourrais la racheter à ce tarif, même si son rapport qualité-prix devient nettement plus intéressant autour de 130 €. Pour mes footings, mes sorties longues et une préparation semi-marathon, elle remplit exactement son rôle sans mauvaise surprise.
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