Test de la On Cloudsurfer 2 après 336 km : CloudTec Phase, amorti, fluidité, pointure, durabilité et usages conseillés.
La Cloudsurfer 2 privilégie une transition fluide et naturelle.
La plupart des chaussures essaient de te vendre une sensation. Du rebond, de la propulsion, un coussin sans fin, parfois les trois en même temps. La On Cloudsurfer 2 fait quelque chose de plus discret : elle efface le petit à-coup entre l’atterrissage et le départ de l’appui suivant.
Je m’en suis vraiment rendu compte un matin où mes mollets portaient encore la séance de la veille. Au bout de deux kilomètres, je ne pensais plus à mes appuis. Après 336 km, mon avis tient dans cette idée : c’est une chaussure quotidienne légère, fluide et confortable, plus douée pour calmer la foulée que pour l’exciter.
| Poids constaté | Environ 245 g en version homme |
|---|---|
| Drop | 9 mm |
| Prix public | 170 € |
| Semelle intermédiaire | Mousse Helion et CloudTec Phase, sans Speedboard |
| Test réalisé | 336 km, principalement sur route, jusqu’à 24 km |
| Profil | Homme, 35 ans, 66 kg, foulée neutre, niveau intermédiaire |
La première Cloudsurfer avait poussé très loin le principe des éléments qui s’écrasent successivement. Cette deuxième version paraît plus conventionnelle. Les cavités restent visibles sur les côtés, mais l’appui est plus stable, la mousse Helion plus homogène et la chaussure moins démonstrative.
Je cours entre 30 et 44 km par semaine, avec des footings de 7 à 13 km et des sorties longues jusqu’à 22 ou 24 km. Mon allure facile se situe entre 5 min 25 s/km et 6 min/km. Sur ces rythmes, la Cloudsurfer 2 est immédiatement à sa place : le talon s’écrase légèrement, les éléments se ferment progressivement et le pied arrive à l’avant sans marche perceptible.
J’utilise ma pointure running habituelle, le 42. La longueur est bonne et le talon ne se soulève pas. Le médio-pied est bien enveloppé, tandis que l’avant offre juste l’espace nécessaire à mon pied standard. Je ne conseillerais pas d’acheter à l’aveugle si tu as les orteils larges ou un cou-de-pied très fort.
Le mesh se montre respirant et le rembourrage du col tombe juste. Il faut éviter de serrer trop fermement le deuxième œillet : la tige tient déjà suffisamment le pied. Avec des chaussettes fines, je n’ai connu ni ampoule ni échauffement.
Je note l’amorti 8,5/10. Le talon est doux et protecteur, l’avant-pied plus direct. La mousse ne cherche pas à renvoyer fortement l’énergie. Son intérêt vient de la continuité : chaque zone se comprime puis libère la suivante, avec une flexion naturelle puisque la chaussure n’utilise pas de Speedboard.
Sur un footing de récupération de 16 km, c’est très agréable. La semelle accompagne le pied sans imposer un rocker fort et réduit la sensation de freinage à l’arrière. Après deux heures, la protection reste bonne, même si l’avant-pied paraît moins généreux que celui d’une vraie maximaliste.
La Nike Pegasus 42 offre davantage de répondant et accepte mieux les séances variées. La On est plus douce au talon et plus reposante lorsque l’objectif consiste simplement à remettre les jambes en mouvement.
La Cloudsurfer 2 fonctionne le mieux entre 5 min 05 s/km et 5 min 50 s/km. Elle accepte une endurance soutenue et des accélérations progressives. Sur quatre blocs de huit minutes, elle conserve un déroulé propre tant que je monte tranquillement dans les tours.
Sur douze répétitions de 300 m, elle manque de nerf. Sa flexibilité aide à courir naturellement, mais elle n’offre ni la rigidité ni le retour rapide d’une chaussure de séance. Sous 4 min 15 s/km, je commence à fournir beaucoup d’efforts pour peu de sensation en retour.
La Saucony Ride 18 semble plus ferme, plus classique et un peu plus facile à brusquer. L’Adidas Adizero Evo SL joue dans une autre catégorie dès qu’il faut accélérer : plus vive et plus amusante, mais moins calme pour un footing de récupération.
Je lui donne 8,1/10 en stabilité. La plateforme reste lisible à allure lente et sur une chaussée légèrement bombée. Le talon souple devient moins précis dans les virages serrés ou les demi-tours rapides, mais je n’ai jamais ressenti de mouvement inquiétant sur route.
La gomme obtient 7,8/10. Elle tient très bien sur asphalte sec et correctement sous la pluie. Les pavés polis, la peinture mouillée et l’herbe humide demandent davantage de prudence. Les cavités latérales ne ramassent presque pas de cailloux ; quelques petits graviers peuvent rester dans les rainures, sans gêner la course.
La tige claire est intacte, le tissu intérieur du talon n’est pas percé et aucun renfort ne se décolle. La gomme est modérément marquée au talon externe, plus légèrement sous l’avant-pied. Quelques plis apparaissent sur la mousse, sans déformation importante.
Le rebond discret est un peu moins frais qu’au départ, mais le confort et la transition restent cohérents. Je table sur 600 à 680 km avant que la protection ne baisse vraiment, selon le poids du coureur et la qualité du bitume.
Je la recommande aux coureurs neutres de gabarit léger à moyen qui veulent une paire quotidienne facile à utiliser. Elle convient très bien à un débutant, à condition que le chaussant corresponde, et elle peut assurer la majorité des footings d’une rotation.
Son terrain idéal va de 5 à 25 km en endurance. Elle peut terminer un semi ou un marathon sans objectif agressif, mais je choisirais davantage d’amorti à l’avant pour une très longue course, et davantage de dynamisme pour chercher un chrono.
La On Cloudsurfer 2 met les transitions en mode silencieux. Elle ne cherche pas l’effet spectaculaire des premières foulées. Elle retire plutôt une petite résistance à chaque appui, puis se fait oublier. Pour une chaussure de quotidien, c’est un caractère moins vendeur qu’un énorme rebond, mais souvent plus utile.
À 170 €, son prix public reste élevé. Autour de 115 à 135 €, elle devient une option très intéressante pour les footings faciles et la récupération. Je la rachèterais pour les jours où je veux courir sans transformer chaque sortie en audition pour une publicité de chaussures.
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