Après environ 500 km avec l’ASICS Gel-Nimbus 27, voici mon avis sur son confort, son amorti, sa stabilité, son dynamisme et son usure.
La Gel-Nimbus 27 testée par Antoine, photographiée au début de l’essai.
Après 472,8 km courus personnellement — environ 508 km en comptant l’usage initial annoncé par le vendeur — mon avis sur l’ASICS Gel-Nimbus 27 est clair : elle excelle pour protéger les jambes, récupérer et courir longtemps sans se presser. En revanche, son poids et son faible retour d’énergie la rendent nettement moins séduisante dès que je cherche de la vitesse.
Je l’ai achetée d’occasion 85 € en mars 2025, presque neuve, puis utilisée pendant 24 semaines et 42 sorties. À ce tarif, je la trouve excellente. Au prix public de 200 €, je serais beaucoup plus exigeant.
La Nimbus 27 est une chaussure de route très amortie, mais sa douceur n’est pas molle. Sa base large, ses flancs de mousse et son talon bien construit guident discrètement le pied. J’ai obtenu un ensemble étonnamment stable malgré la hauteur de semelle.
Ma note : 8,7/10. Je la recommande en priorité pour les footings faciles, la récupération et les sorties longues tranquilles. Je ne la choisirais pas pour le fractionné court, un 10 km couru à fond ou une rotation composée d’une seule paire si la vitesse compte vraiment.
| Version testée | ASICS Gel-Nimbus 27 Homme, standard D |
|---|---|
| Coloris | Wave Teal / Saxon Green |
| Terrain | Route et chemins stabilisés |
| Poids annoncé par ASICS | 305 g |
| Drop | 8 mm |
| Prix public indicatif | 200 € hors promotions |
| Prix payé | 85 € d’occasion |
| Kilométrage personnel | 472,8 km en 42 sorties |
| Kilométrage total estimé | Environ 508 km |
| Sortie la plus longue | 34,2 km en 2 h 52, à 5 min 02 s/km |
ASICS associe une semelle intermédiaire FF BLAST PLUS ECO, une capsule PureGEL au talon et une semelle extérieure HYBRID ASICSGRIP. La marque annonce un poids de 305 g pour la version homme et un drop de 8 mm. Ces données proviennent de la fiche officielle ASICS Gel-Nimbus 27.
Ma paire n’était pas neuve : le vendeur annonçait environ 35 km avant mon achat. J’ai ensuite enregistré précisément mes 472,8 km avec Garmin Connect et Strava, du 16 mars au 31 août 2025. Mon utilisation se répartit surtout entre footings faciles (58 %) et sorties longues (29 %), avec seulement quelques séances tempo ou rapides.
J’ai 41 ans, je mesure 1,84 m pour 77 kg et je cours depuis quatorze ans. Mon volume moyen est d’environ 62 km par semaine, avec cinq sorties hebdomadaires. Ma foulée est neutre, avec une légère pronation tardive du pied droit lorsque la fatigue s’installe.
Je porte du 44 en ville et du 45 en running. J’ai choisi la Nimbus 27 en 45, ma pointure habituelle, avec environ 11 mm devant le gros orteil. La longueur est juste et l’avant-pied me paraît plus accueillant que celui de la Nimbus 26, sans créer de flottement.
Avec mon pied standard D et mon cou-de-pied moyen, je n’ai ressenti ni compression ni frottement, même après deux heures. Un pied légèrement large peut probablement s’y sentir bien ; pour un vrai pied 2E, je conseillerais toutefois la version Wide.
L’accueil est très enveloppant. Le col épais verrouille parfaitement le talon et le jacquard maintient le médio-pied sans le comprimer. Je n’ai jamais eu besoin d’un nœud de coureur, et mon talon ne s’est pas soulevé une seule fois.
Les lacets plats se règlent facilement et leur légère élasticité aide à répartir la tension. Je desserre seulement le premier rang afin de laisser davantage d’espace aux orteils. Le serrage reste ensuite stable pendant trois heures, sans point de pression.
Le rembourrage apporte beaucoup de confort, avec une petite contrepartie par forte chaleur. Le mesh ventile correctement, mais le col et la languette retiennent davantage la chaleur au-dessus de 25 °C. Après une sortie sous une vraie pluie, ma paire a demandé environ 12 à 14 heures pour sécher.
L’amorti est sa qualité majeure. Au talon, le PureGEL filtre très efficacement l’impact sans donner l’impression que le pied s’écrase latéralement. L’avant-pied est un peu plus ferme, mais reste confortable au-delà de 25 km.
Je note l’amorti 9,3/10 et la protection contre les impacts 9,7/10. Sur une récupération de 16 km effectuée le lendemain d’une sortie de 30 km, je n’ai ressenti aucun martèlement. Mes quadriceps et mes mollets sont restés étonnamment frais malgré la fatigue générale.
Il ne faut cependant pas confondre épaisseur et rebond. Je ne note le retour d’énergie que 5,5/10. La mousse se comprime de façon contrôlée et le rocker facilite le déroulé, mais la chaussure accompagne davantage qu’elle ne propulse.
Ma première sortie, 10,8 km à 5 min 09 s/km, a immédiatement révélé son caractère : atterrissage filtré, plateforme très stable et déroulé doux. Après seulement 15 à 20 km de rodage, l’avant-pied a gagné un peu de souplesse sans changer la personnalité calme de la chaussure.
À mes allures d’endurance, entre 4 min 55 et 5 min 35 s/km, elle garde parfaitement le cap. Lors d’un footing de 14,1 km à 5 min 21 s/km, elle s’est montrée silencieuse, régulière et suffisamment confortable pour se faire oublier.
Sur ma sortie la plus longue de 34,2 km à 5 min 02 s/km, mes pieds et mes articulations sont restés frais jusqu’au bout. Le poids s’est toutefois fait sentir dans les quatre derniers kilomètres lorsque j’ai voulu relancer. La fatigue apparaît davantage à cause de la masse qu’à cause du chaussant ou de l’amorti.
Sur trois blocs de 12 minutes à 4 min 08 s/km, le rythme passe proprement grâce à la transition fluide, mais sans véritable restitution d’énergie. Sur dix répétitions de 400 m autour de 3 min 40 s/km, elle reste stable et sûre, mais paraît trop lourde dès qu’il faut accélérer puis repartir rapidement.
Je l’ai également portée sur un semi-marathon couru comme meneur d’allure en 1 h 39. Le confort était royal et l’allure facile à verrouiller. Pour viser mon meilleur chrono, je choisirais pourtant sans hésiter une chaussure plus légère et plus énergique.
Elle peut donc convenir comme paire unique à un coureur loisir orienté confort. Pour un coureur expérimenté qui alterne footing, seuil et fractionné, elle trouve davantage sa place dans une rotation.
La stabilité m’a particulièrement convaincu. Malgré sa hauteur, la plateforme large et les flancs de mousse maintiennent le pied centré sur route bombée ou lorsque ma foulée se dégrade. Dans les virages, elle rassure à condition de ne pas la brusquer comme une chaussure basse et légère.
L’adhérence est ma meilleure surprise. Pendant 17 km sous une pluie continue, le HYBRID ASICSGRIP s’est montré excellent sur bitume mouillé et rassurant dans les virages. J’ai seulement connu une micro-glissade sur une plaque métallique humide.
La Nimbus 27 accepte les chemins stabilisés secs et le gravier fin. En revanche, ses rainures peu profondes ne sont pas faites pour la boue, l’herbe grasse ou le trail technique.
Après 472,8 km de mon côté et environ 508 km au total, la tige reste intacte. Je n’ai constaté ni trou, ni accroc, ni décollement. Le tissu intérieur du talon est légèrement lustré, mais le rembourrage n’est pas percé.
Le caoutchouc présente une usure modérée sur le bord externe du talon droit et une usure faible à modérée sous le gros orteil. La mousse montre des plis fins et réguliers, sans affaissement localisé. J’estime la perte de rebond autour de 10 %, sans baisse nette de protection.
Important : les photos de cet article proviennent de l’annonce et du début de mon essai, autour des 35 km déclarés par le vendeur. Elles illustrent la construction et le coloris, mais pas l’usure finale après 500 km.
Je continue à utiliser cette paire pour les footings faciles et la récupération. Son état me laisse envisager encore 250 à 350 km, avec un remplacement probable entre 750 et 850 km selon l’évolution de la mousse.
La Nimbus 27 est un peu plus haute, plus douce et plus spacieuse à l’avant que la Nimbus 26. La différence reste une évolution plutôt qu’une révolution. Par rapport à l’ancienne ASICS Nimbus 22, la plateforme moderne est beaucoup plus imposante et structurée.
La Novablast 5 est nettement plus légère et rebondissante. La Nimbus gagne en stabilité et en protection pour récupérer. Notre test de l’ASICS Novablast 6 permet aussi de découvrir l’autre grande famille de chaussures neutres de la marque.
La Kiprun KS900.2 s’en approche par sa stabilité, mais la Nimbus offre un chaussant plus premium. La Nike Pegasus 41 est plus ferme et polyvalente, tandis que la New Balance 1080v14 me semble plus souple et plus légère.
Je la recommande aux coureurs neutres de tout niveau qui privilégient le confort, la récupération et les longues sorties faciles. Sa plateforme large et son amorti généreux peuvent aussi rassurer les coureurs lourds, même si mon avis repose sur mon propre gabarit de 77 kg.
Elle fonctionne particulièrement bien entre 5 km et le marathon à allure confortable, avec un intérêt évident au-delà d’une heure. Elle peut accompagner un marathon si l’objectif est de terminer avec les jambes protégées, pas d’optimiser chaque seconde.
Je la déconseille aux coureurs minimalistes, aux amateurs de sensations très dynamiques et à ceux qui veulent utiliser la même paire pour récupérer, fractionner et courir leurs compétitions à fond.
La Gel-Nimbus 27 est une formidable machine à absorber les kilomètres lents. Elle est douce, stable, très rassurante sous la pluie et son confort reste élevé après plusieurs heures. Sa faible vivacité n’est pas un défaut caché : elle assume clairement de privilégier la protection.
Je la résumerais ainsi : un canapé avec une semelle ASICSGRIP, pas pressé mais difficile à fatiguer. Je ne la rachèterais pas à 200 €, mais une forte promotion ou une belle occasion la rend très intéressante pour compléter une rotation.
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