Comparatif ASICS Novablast 5 et Novablast 6 après 500 km : confort, dynamisme, grip, stabilité, durabilité et choix selon ton profil.
Comparatif fondé sur plus de 500 km avec chaque modèle.
La Novablast 6 est-elle vraiment meilleure que la Novablast 5, ou seulement plus récente et plus chère ? Après plus de 500 km avec chacune, la réponse est nuancée. La sixième génération progresse là où la 5 agaçait le plus, notamment sous la pluie, mais elle change aussi légèrement le caractère de la gamme.
Ce comparatif repose sur le même coureur, le même gabarit et des usages proches. Il permet donc de distinguer les vraies différences des simples impressions liées à une séance ou à une météo.
| Critère | Novablast 5 | Novablast 6 |
|---|---|---|
| Sensation principale | Douce et homogène | Plus contrastée et énergique à l’avant |
| Confort | 9/10 | 8,8/10 |
| Dynamisme | 7,5/10 | 8,2/10 |
| Stabilité | 7,5/10 | 7,5/10 |
| Grip humide | 6,5/10 | 8/10 |
| Poids annoncé homme | 255 g | 253 g |
| Drop | 8 mm | 8 mm |
| Prix public | 150 € | 160 € |
| Note du test | 8,5/10 | 8,7/10 |
La Novablast 5 accueille le pied avec davantage de douceur. Le talon et l’avant-pied travaillent dans le même registre, ce qui rend le déroulé naturel à allure facile. Elle est particulièrement convaincante entre 5’20 et 5’45/km, puis conserve assez de rebond pour accompagner une sortie progressive.
Son intérêt principal en 2026 vient aussi du prix. Autour de 110 à 125 €, elle offre beaucoup de confort et de polyvalence. Pour un coureur qui passe 80 % de son temps en endurance, la différence de performance avec la 6 ne justifie pas toujours l’écart de tarif.
La Novablast 6 produit une foulée plus active dès que tu passes sous 5’00/km. L’insert FF TURBO SQUARED à l’avant crée un contraste plus marqué avec le talon : la chaussure paraît plus calme derrière, puis plus énergique au moment de pousser.
La vraie victoire se trouve sous la semelle. L’ASICSGRIP à l’avant offre une sécurité nettement supérieure sur bitume humide et au freinage. Si tu cours toute l’année, cette amélioration est plus importante que les quelques grammes gagnés.
Les deux modèles protègent très bien sur deux heures de course. La Novablast 5 donne toutefois une sensation plus moelleuse et régulière lorsque tu trottines. La 6 reste confortable, mais son avant-pied plus tonique se révèle surtout quand l’allure augmente.
Pour la récupération et les footings exclusivement faciles, je donne un petit avantage à la 5. Pour une sortie longue qui finit vite, la 6 prend le dessus : elle demande moins d’effort pour conserver une allure active lorsque les jambes commencent à fatiguer.
La 5 sait accélérer, mais elle le fait avec un rebond souple et assez large. La 6 dirige mieux l’énergie vers l’avant. Sur des blocs de 10 à 15 minutes à allure seuil ou semi-marathon, elle paraît plus nette et plus facile à relancer.
Aucune des deux n’est idéale pour des 400 m très rapides ou des virages serrés sur piste. Une Adidas Adizero Evo SL reste plus précise dans ce registre. Entre les deux ASICS, la 6 est néanmoins le choix logique si tu programmes régulièrement du tempo.
Les deux chaussures possèdent une base large et un col généreux. Elles sont stables en ligne droite pour des modèles neutres aussi hauts. La Novablast 6 verrouille un peu mieux le médio-pied, mais son comportement en dévers et dans les épingles reste proche de celui de la 5.
Ni l’une ni l’autre ne remplace une chaussure de stabilité pour une pronation marquée. Dans ce cas, l’ASICS Gel-Kayano 32 apporte un guidage beaucoup plus structuré.
Avec du 43 en ville et du 44 en running, le 44 a convenu sur les deux générations. La longueur est juste et la boîte à orteils accepte un pied légèrement large. Le col épais peut donner une impression courte au premier essayage, surtout sur la 6, sans nécessiter automatiquement une demi-pointure supplémentaire.
Pour un pied vraiment large, la version Wide reste préférable. Si tu hésites entre deux tailles, essaie la chaussure en fin de journée avec tes chaussettes de course : le volume du talon influence beaucoup la première impression.
À 506,3 km, la Novablast 5 avait perdu environ 15 à 20 % de son rebond. À 500,8 km, la Novablast 6 affichait une baisse proche de 15 %. Les deux tiges sont restées intactes et les semelles extérieures n’étaient pas traversées.
La 6 conserve mieux son adhérence grâce à son caoutchouc avant, mais elle ne transforme pas radicalement la longévité de la mousse. Pour ces deux modèles, une durée de 650 à 750 km paraît réaliste selon le gabarit, la foulée et les surfaces.
| Ton besoin | Mon choix | Pourquoi |
|---|---|---|
| Footings faciles et récupération | Novablast 5 | Plus douce et homogène à basse allure. |
| Une seule paire pour tout faire | Novablast 6 | Plus complète grâce au grip et au répondant avant. |
| Sorties longues progressives | Novablast 6 | Elle maintient mieux l’allure quand la fatigue arrive. |
| Meilleur rapport qualité-prix | Novablast 5 | Ses remises compensent largement ses petits défauts. |
| Routes souvent humides | Novablast 6 | L’ASICSGRIP change réellement la confiance. |
La Novablast 6 est la meilleure chaussure des deux sur le plan technique. Elle accroche mieux, accélère plus franchement et couvre une plage d’usage légèrement plus large. Son avance reste toutefois raisonnable : la Novablast 5 n’est pas devenue dépassée du jour au lendemain.
Au prix public, je choisirais la 6. Avec 30 à 40 € d’écart, la décision change : la 5 devient le choix malin pour les footings et les sorties longues, tandis que la 6 s’adresse à celui qui veut une paire unique plus performante toute l’année.
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