ASICS Novablast 5 : la douceur qui sait encore jouer

Par niko44 16 août 2026 Non

Après 506,3 km, l’ASICS Novablast 5 reste l’une des chaussures les plus faciles à conseiller à un coureur neutre. Elle sait rendre un footing tranquille plus léger, encaisser une sortie longue et accélérer sans réclamer une technique parfaite. Elle n’est pas une chaussure de compétition déguisée, et c’est justement ce qui la rend aussi agréable au quotidien.

Je l’ai utilisée pendant vingt semaines, à raison d’environ quatre sorties par semaine, au milieu d’une préparation semi-marathon. Son terrain favori se situe entre 5’20 et 4’35/km : assez douce pour les jours calmes, assez rebondissante pour ne pas donner l’impression de courir avec le frein à main.

Mon verdict sur l’ASICS Novablast 5

Note globale : 8,5/10. Si tu veux une seule paire pour les footings, les sorties longues et une partie de tes séances rythmées, la Novablast 5 coche beaucoup de cases. Son confort, son amorti homogène et son rapport qualité-prix actuel sont ses meilleurs arguments. Son adhérence sur sol humide et sa précision en dévers sont les deux réserves principales.

Les points forts

  • Amorti doux et protecteur sans sensation complètement molle.
  • Excellent confort sur les sorties longues.
  • Polyvalence du footing à l’allure semi-marathon.
  • Chaussant accueillant et maintien du talon efficace.
  • Tarif souvent intéressant depuis l’arrivée de la version suivante.

Les points faibles

  • Accroche moyenne sur peinture, pavés et bitume très mouillés.
  • Semelle haute moins rassurante dans les dévers.
  • Manque de précision sous 4’15/km.
  • Rebond moins frais après 400 à 500 km.

Fiche technique et protocole du test

Version testéeHomme, largeur standard D, route
MousseFF BLAST MAX
Poids annoncé255 g en version homme
Poids constaté par iRun243 g en taille 42
Drop8 mm
Prix public150 €
Kilométrage du test506,3 km en 45 sorties
Sortie la plus longue24,2 km

La Novablast 5 remplace la Novablast 4 avec une mousse FF BLAST MAX, un mesh jacquard revu et une construction allégée. ASICS l’a commercialisée en France à partir du 1er décembre 2024 au prix de 150 €. C’est une chaussure neutre destinée à l’entraînement régulier sur route et chemins propres.

Le profil de niko44

J’ai 45 ans, je mesure 1,82 m pour 79 kg et je cours depuis onze ans. Mon volume moyen tourne autour de 50 km par semaine en quatre sorties. Ma foulée est neutre, plutôt médio-pied, avec un contact talon qui devient plus présent quand la fatigue s’installe.

Mes références récentes sont de 20’38 sur 5 km, 42’31 sur 10 km et 1 h 36’50 sur semi-marathon. Je ne cherche donc pas uniquement une pantoufle : il me faut une chaussure capable de rester agréable en endurance, puis de suivre lorsque la séance se réveille.

Pointure et chaussant : simple, avec une petite nuance

Vue du dessus et laçage de l’ASICS Novablast 5 homme
Le mesh souple laisse une place correcte aux orteils sans transformer la chaussure en version large.

Je chausse du 43 en ville et du 44 en running. J’ai conservé le 44 sur cette paire. La longueur est juste, avec environ 9 mm devant le gros orteil. Le col épais peut donner une impression légèrement courte au premier essayage, mais il se place rapidement.

La boîte à orteils mérite 8/10. Elle accepte bien mon avant-pied un peu large et le gonflement après 1 h 45. Pour un pied franchement large, je choisirais tout de même la version Wide. Le talon ne flotte pas et je n’ai pas eu besoin d’un nœud de coureur.

L’amorti : doux, mais pas endormi

Le premier contact est moelleux, surtout au talon, puis la mousse revient correctement sous le pied. La sensation reste homogène : contrairement à certaines chaussures très basculées, la Novablast 5 ne t’oblige pas à courir d’une seule façon. À 5’30/km, elle protège. Autour de 4’45/km, elle commence à rebondir. Entre les deux, elle ne fait pas d’histoires.

Sur ma sortie de 24,2 km, les jambes sont restées fraîches jusqu’au bout. Je la trouve moins luxueuse que l’ASICS Gel-Nimbus 27, mais nettement plus joueuse. Elle est aussi plus souple et plus amusante que l’ASICS Gel-Cumulus 27, qui garde une assise plus sage.

Quand l’allure monte

Sa meilleure zone se situe, pour moi, entre 4’35 et 5’35/km. Elle accompagne très bien une sortie progressive, des blocs à allure semi ou des répétitions longues. Le rebond aide à garder le rythme sans te donner l’impression d’être posé sur une plaque.

Sous 4’15/km, la semelle haute devient moins précise et le poids se rappelle à toi. La Adidas Adizero Evo SL est plus tranchante sur les séances rapides, tandis que la Saucony Ride 18 paraît plus ferme et plus stable. La Novablast 5 gagne en plaisir général, pas en chronomètre pur.

Stabilité et adhérence : deux caractères différents

En ligne droite, sa base large fait correctement le travail. La stabilité vaut 7,5/10 pour une chaussure neutre aussi haute. En revanche, les dévers marqués, les demi-tours rapides et les virages serrés demandent un peu de retenue. Si tu as besoin d’un vrai guidage, ce n’est pas son métier.

L’adhérence obtient 6,5/10. Sur route sèche, aucun souci. Sous une pluie régulière, le caoutchouc reste convenable sur bitume classique, mais j’ai senti quelques mouvements sur les bandes peintes et les pavés. La ASICS Novablast 6 corrige nettement ce point.

L’état de la paire après 506 km

Semelles extérieures de l’ASICS Novablast 5 après 506,3 km
La gomme est lissée aux zones d’appui, mais aucune partie de la semelle n’est traversée.

Après 506,3 km, la tige n’est ni trouée ni déchirée. Le talon intérieur, la languette et les passants sont toujours en bon état. La gomme s’est surtout lissée au talon externe et sous l’avant-pied, sans atteindre la mousse.

Le changement le plus net vient du rebond, en baisse d’environ 15 à 20 % face à une paire neuve. L’amorti protège encore correctement, mais la chaussure a perdu un peu de son enthousiasme. Je la garderais jusqu’à 600 ou 650 km, puis je la réserverais aux footings courts si la stabilité reste bonne.

Novablast 5 ou Novablast 6 ?

La Novablast 6 est plus vive à l’avant, plus sûre sous la pluie et un peu plus précise dans son maintien. La Novablast 5 offre une sensation plus uniforme, plus douce et souvent beaucoup moins chère. Si tu cours surtout en endurance et que tu trouves la 5 bien remisée, elle reste une excellente affaire.

Pour une paire calme et protectrice, la HOKA Clifton 10 roule plus tranquillement. Pour alterner plus souvent footing et tempo, je préfère le tempérament de la Novablast 5. La Nike Pegasus 42 reste plus traditionnelle et plus proche du sol.

À qui je la conseille

Je la conseille aux coureurs neutres, du débutant régulier au coureur confirmé, qui veulent couvrir une grande partie de la semaine avec une seule chaussure. Elle convient particulièrement aux footings, aux sorties longues, aux progressifs et aux séances tempo sans recherche de vitesse maximale. Du 5 km au marathon, elle privilégie le confort et la régularité.

Je l’éviterais en cas de pronation importante, pour les séances de piste très rapides ou si tu cours souvent sur routes humides très lisses. Les coureurs qui aiment les chaussures basses et fermes risquent également de trouver sa semelle trop présente.

Conclusion

La Novablast 5 n’essaie pas de gagner chaque catégorie. Elle préfère être bonne presque partout, et elle y arrive. À 500 km, je retiens surtout une chaussure confortable, vivante et facile à sortir du placard sans réfléchir longtemps au programme du jour.

Je la rachèterais volontiers autour de 110 à 125 €. À ce prix, son grip moyen et sa perte progressive de rebond deviennent beaucoup plus faciles à accepter. Mon résumé : elle met juste assez de ressort dans les jours ordinaires pour qu’ils ne ressemblent pas à des jours ordinaires.